Menée auprès de 24.000 collégiens sous la supervision du Ministère de l’Education nationale, l’étude menée par des chercheurs français de premier plan conclut à un impact significatif de la formation délivrée par l’association Energie Jeunes sur les résultats scolaires des collégiens de quartiers défavorisés, et ce dès la première année d’un programme bâti sur quatre ans.
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« Des notes sensiblement plus élevée en français et en mathématiques »

Afin de démontrer l’efficacité de ses méthodes, Energie Jeunes a souhaité faire réaliser une étude d’impact de son action. Confiée à une équipe scientifique indépendante constituée de professeurs et chercheurs de Sciences Po, de l’Université Paris-Dauphine, de l’Ecole Normale Supérieure et du laboratoire J-PAL, cette étude menée sur cinq ans, supervisée par le Ministère de l’Education Nationale, mobilise quatre-vingt-dix-sept collèges et porte sur le suivi de vingt-quatre mille élèves.

La lutte contre l’échec scolaire est une grande cause nationale et des premiers progrès apparaissent actuellement. Cependant, comme le soulignent les auteurs de l’étude : « Beaucoup d’interventions visant à améliorer les résultats scolaires des élèves échouent à le faire. Par exemple, les dispositifs ZEP, Réseaux Ambition Réussite et Programmes de Réussite Educative n’ont eu aucun impact sur les résultats scolaires des élèves qui en ont bénéficié. »

Au contraire, dans le cas de la formation à la persévérance scolaire délivrée par Energie Jeunes, il apparaît dès la fin du programme de 6ème que les collégiens qui en ont bénéficié obtiennent des notes sensiblement plus élevées en mathématiques et en français que ceux qui n’y ont pas participé.

« Des effets significatifs dès la première année »

Ainsi, alors que les résultats des deux échantillons étaient identiques au premier trimestre, un écart apparaît au 2ème trimestre puis se creuse au 3ème trimestre. Cet écart atteint en moyenne 0,34/20 en mathématiques. Selon Yann Algan, Doyen de l’Ecole d’Affaires Publiques de Sciences-Po et directeur de cette étude d’impact, « qu’un programme aussi peu coûteux puisse produire des effets significatifs dès la première année est un résultat tout à fait remarquable. »

Ce résultat n’est évidemment pas le fait du hasard. Il s’appuie, d’abord, sur la participation très active des élèves, pendant les sessions mais surtout après, grâce notamment à une dynamique de « prise d’engagement » par chaque collégien. L’étude démontre ainsi que « la très grande majorité des élèves a une bonne perception du programme et joue le jeu de prendre un engagement et de s’y tenir. »

« Les enseignants jouent un rôle majeur »

Philippe Korda, Président-fondateur d’Energie Jeunes, souligne que « les enseignants jouent un rôle majeur dans la réussite du programme, puisqu’ils participent à l’animation de nos sessions et, surtout, en assurent le suivi ». Or, selon le rapport des chercheurs, les professeurs notent également « une très bonne participation et une très bonne réceptivité de la classe lors des séances » mais aussi, par la suite, une certaine amélioration de l’autodiscipline chez leurs élèves.

Alors que les trois-quarts de la formation restent encore à déployer auprès des collégiens participant à l’étude, Yann Algan estime d’ores et déjà que « le programme Énergie Jeunes, en développant le sens de l’effort et la persévérance, semble apporter une plus-value substantielle qui permet véritablement aux élèves de progresser. La poursuite de l’évaluation au cours des trois prochaines années apportera un éclairage précieux sur les effets à plus long terme de ce programme. »